C’est à la suite d’une commande d’un atelier musique pour un public de non-voyant, que Jérôme met en place un atelier nommé De l’Afrique à l’Amérique. Autrement dit, ce nom exprime l’idée que l’Afrique est le berceau des musiques actuelles. Cette thématique permet de réaliser le chemin inverse d’une démarche artistique habituelle sur les évolutions de la musique. Les points de départ sont alors les musiques traditionnelles Africaines, qui, modifiées, développées, nous amènent aux musiques actuelles. À travers ce parcours, la musique permet de s’ouvrir sur d’autres cultures tout en faisant des liens entre elles. Au fil de l’atelier peut ainsi se dépeindre un contexte géopolitique (toujours très lié à l’esthétique de la musique), une l’histoire, mais aussi un retour aux sources, considérant la pratique de la musique collective en dehors de son contexte artistique. Et c’est toute une réflexion qui accompagne ce parcours, ce chemin de l’Afrique à l’Amérique…

À quoi sert la musique collective en dehors d’un contexte artistique ?
Pourquoi faire de la musique d’un point de vue individuel ?
Est-ce que la musique est encore d’utilité publique dans nos sociétés occidentales ?

Intervenant

Jérôme PUPIER : Musicien pédagogue, il met en place une pratique de musique collective pour non-musicien et décide de développer cette pratique dans des lieux où l’accès à la musique collective est compliqué (hôpital, collège, sommet de montagne, institut spécialisé, petite enfance…).